Comme de nombreux territoires, la Picardie, dans les Hauts de France, produit une partie de l’énergie qu’elle consomme. En effet, selon le bilan RTE (Réseau Transport d’Électricité) de 2014, 74% de l’énergie produite par la Picardie est éolienne.

 

S’en suivent les énergies thermiques fossiles (18%), les thermiques renouvelables (7%), le photovoltaïque (1%) et pour finir l’énergie hydraulique (0,1%), toujours selon le même bilan.

En 2014 la Picardie se trouvait donc être le 2e territoire français en puissance éolienne installée ! Et chaque année, cette production croît, avec la mise en place de nouveaux parcs.

82% de la production du territoire picard provient des énergies renouvelables, pourtant, ce qu’elle produit, ne couvre que 25% de ses besoins en énergie.

 

N’étant pas autosuffisant, le territoire picard se fournit également en électricité chez ses voisins, notamment en Normandie où l’on trouve des centrales nucléaires qui rendent le territoire excédentaire par rapport à sa consommation.

 

D’un point de vue purement « consommation » justement, la Picardie était en baisse de 2% par rapport à l’année précédente (13 497 GWh au lieu de 13 772 GWh en 2013). Là aussi c’est largement supérieur à la moyenne nationale qui a enregistré une baisse, cette année-là, de seulement 0,5%. On peut nuancer cette baisse par le fait que 2014 était l’une des années les plus chaude du siècle dernier. Le chauffage, très énergivore, avait été réduit, voire coupé, bien plus tôt dans l’année qu’à l’ordinaire.

 

La consommation est principalement portée par les particuliers, les PME/PMI et les professionnels (10 863 GWh), donc la baisse l’est également. Les grandes industries, restent, quant à elles, relativement stables dans leur consommation annuelles bien que 2014 ait vu également une baisse de leur consommation d’environ 2%.

 

D’ici à 2020, la Picardie prévoit de produire 2800 MW par l’intermédiaire de l’éolien, 131 MW par celui du photovoltaïque et 69MW par la biomasse. En 2014, elle était à 47% de son objectif éolien, 27% de celui du photovoltaïque et à 87% pour la biomasse.

 

En ce qui concerne la géothermie, le BRGM (Bureau de Recherche Géologique et Minière) en partenariat avec l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise des Énergies) et la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) ont évalué le potentiel du territoire Picard. Les nombreuses nappes superficielles montrent que 97,5% du territoire est favorable à l’installation d’une pompe à chaleur pour de la géothermie de surface. Une surface presque équivalente serait disponible cette fois, pour de la géothermie de profondeur, dans des aquifères plus profonds (et donc disposant de plus de chaleur). Il existe donc un potentiel énergétique de ce côté-là qui mérite d’être exploité également.

 

Vous pouvez compléter ces informations en visitant ces sites internet :

https://www.actu-environnement.com/ae/news/production-electricite-region-solaire-eolien-nucleaire-15312.php4

http://www.brgm.fr/projet/atlas-potentiel-geothermique-region-picardie-perspectives-developpement-filiere-geothermie

www.rte-france.com/sites/default/files/2015_04_21_bilan_electrique_picardie.pdf

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