L’énergie est le principal pivot de l’activité économique et de la vie sociale des sociétés industrialisées. Utilisée dans la majorité des secteurs d’activité, elle occupe une place prépondérante dans la vie quotidienne.

Les besoins énergétiques connaissent donc une hausse vertigineuse au fil des avancées technologiques. Suite au déclin des ressources fossiles et aux coûts onéreux de leur exploitation, l’indépendance énergétique est un objectif auquel aspirent les pays développés. De plus, avec un risque élevé d’augmentation de la température du globe terrestre de l’ordre de 5°C, la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre est une priorité pour les politiques. Des mesures visant à contrôler les impacts environnementaux des structures et particuliers sont mises sur pied. Pour beaucoup de français l’énergie représente un simple frais à payer à EDF chaque mois. Mais lorsque l’on décortique mieux cette facture on réalise que l’électricité provient de différentes sources, dont certaines font polémiques, à l’image du gaz de schiste.

Bilan carbone et gaz de schiste : quels impacts ? Contenu dans les roches sédimentaires et argileuses situées à moins de 3 km de profondeur, le gaz de schiste est une ressource énergétique alternative au tarissement des réserves de pétrole. Le bilan carbone du gaz de schiste est un instrument de mesure des émissions de gaz à effet de serre liées aux activités d’extraction et d’exploitation du gaz de schiste. En effet, le bilan carbone du gaz de schiste est indispensable pour l’évaluation de l’empreinte carbone au cours du cycle d’extraction, d’exploitation et de transport du gaz de schiste. Sujet à des controverses malgré ses avantages économiques, le bilan carbone du gaz de schiste est donc un outil qui influence fortement les pouvoirs publics à la libéralisation de l’exploitation du gaz de schiste par les industriels.

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Le gaz de schiste : que doit-on retenir ?

Découvert à la fin des années 90, le gaz de schiste est un hydrocarbure stocké dans des roches argileuses à faible profondes ou dans des gisements de charbon. Réparti sur l’ensemble du globe terrestre, le gaz de schiste présente un fort avantage économique eu égard aux coûts élevés du pétrole. La France occupe le second rang des réserves de gaz de schiste en Europe avec un potentiel de près de 3,9 milliards de m³ de gaz de schiste.

Procédés d’extraction

On distingue principalement deux techniques d’extraction du gaz de schiste.

Fracturation hydraulique

La fracturation hydraulique consiste à forer verticalement la roche puis à la facturer par impulsion d’eau et de produits chimiques à très haute pression. Le sable sera ensuite injecté afin d’éviter la fermeture des couches. Le gaz remontera donc en surface avec une partie du liquide de fracturation

Extraction à base de propane

Cette technique consiste à injecter une quantité de propane sous forme liquide avec du proppant. Le gaz sous pression, remontera à la surface pour utilisation.

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Le gaz de schiste : Une empreinte carbone quantifiable

Réalisation du bilan carbone gaz de schiste

Gaz non conventionnel, de par sa technique d’extraction, le gaz de schiste génère des émissions de gaz carbonique et des fuites de méthane. Le bilan carbone gaz de schiste permet donc d’évaluer et de quantifier les flux d’émissions de gaz à effet de serre nécessaires à l’extraction et à l’exploitation du gaz de schiste. La réalisation du bilan carbone gaz de schiste nécessite la collecte des informations sur l’utilisation des appareils et engins émetteurs de gaz à effet de serre, la présence d’équipements et matériaux pour l’extraction du gaz, les flux d’ajout et du retrait de ces matériels sur le site de l’extraction et les fuites de gaz observées durant l’activité.

Procédure détaillée d’extraction du gaz de schiste

L’extraction du gaz de schiste exige un certain nombre de travaux dont :

  • Les travaux de préparation du site qui incluent la déforestation et le nivellement du terrain, la mise en place d’une géomembrane et d’une tôle permettant de sécuriser le site, la construction des routes pour l’accès au site

  • Les travaux de forage englobent la construction d’un bassin de ruissellement les engins et liquides de forage, le tubage du puits et les flux de transport pour l’acheminent du matériel

  • Les travaux de fracturation hydraulique qui concernent le stockage et l’acheminement du liquide de fracturation et des eaux de reflux, l’utilisation d’explosifs pour la fracturation des roches

  • Les travaux de développement du site

Estimation des émissions générées

Le bilan carbone gaz de schiste révèle les émissions de gaz carbonique et de méthane au cours de l’exploitation, du transport et de l’utilisation du gaz de schiste. Ainsi on évalue à près de 4 à 9% les fuites de gaz carbonique et de méthane au niveau des gisements pendant l’exploitation du gaz de schiste. Le transport et l’utilisation du gaz de schiste génère des pertes d’environ 8% par rapport au gaz naturel. Bien que libérant deux fois moins de gaz carbonique que le charbon, le bilan carbone gaz de schiste présente des résultats mitigés.

Gaz de schiste : analyse des impacts

L’exploitation des gaz de schiste ont des impacts positifs et négatifs sur le plan environnemental et économique.

Impacts environnementaux

Le bilan carbone gaz de schiste est un outil d’appréciation des impacts environnementaux liés à l’exploitation des gaz de schiste.

Nappes phréatiques

Les gaz de schiste nécessitent une quantité importante d’eau pour leur exploitation. Les nappes phréatiques sont exposées à des risques de pollution par les gaz de schiste ou le liquide de facturation injecté dans les forages.

Réchauffement climatique

Le bilan carbone gaz de schiste présente une quantité moindre d’émissions de gaz carbonique durant la combustion du gaz. Toutefois les pertes de méthane libérées dans l’atmosphère pendant le transport a un impact non négligeable sur le réchauffement climatique.

Le bilan carbone gaz de schiste relève un nombre important de travaux de forage qui ont pour conséquence d’augmenter le risque de séismes. De fait, la multiplicité des puits d’extraction et des gazoducs induit des travaux de terrassement, d’enfouissement et de construction de routes. En plus, le rendu visuel est très peu appréciable.

Impacts économiques

L’exploitation des gaz de schiste ouvre la porte à de réelles opportunités financières telles que :

  • Une indépendance énergétique: avec un potentiel élevé de réserves, le gaz de schiste est une ressource énergétique à même de couvrir une part importante de besoins en énergie
  • Une baisse des tarifs énergétiques
  • Une augmentation des emplois : l’activité d’exploitation du gaz de schiste offre de nombreux emplois directs et indirects

Consultez la présentation détaillée du bilan carbone gaz de schiste à travers ce site. L’étude approfondie des gaz de schiste est disponible .